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Jean-Sébastien Simonoviez - PIANO

Il naît en 1966 d’un père mélomane, amoureux de la musique de Bach et d’une mère pianiste amateur jouant les œuvres de Chopin.
A la maison, un de ses frères, également pianiste, étudie Debussy mais joue aussi toutes sortes de morceaux, de Scott Joplin à Dave Brubeck... Jean-Sébastien est fasciné par la facilité que son frère a pour transcrire n’importe quelle mélodie et à improviser dessus.
Dès 5 ans, il commence à étudier le piano classique avec une professeur « vieille école » qui le place sur l’instrument. A l’âge de 7 ans, il intègre une école de musique où on lui propose de choisir un deuxième instrument. Très impressionné par un enregistrement de Louis Armstrong,
il jette son dévolu sur la trompette, ce qui aura pour effet de développer son sens de la mélodie et de la respiration.
Jusqu’à l’âge de 14 ans, il assimile les techniques de base de la musique, (lecture, écriture, théorie). Dès 16 ans, il commence à jouer avec d’autres musiciens et chaque rencontre contribue à enrichir son vocabulaire.
Le batteur de son premier groupe Soma (Marc Mazzillo,Bernard Santacruz) possède une discothèque bien achalandée, il lui fait découvrir John Coltrane, Miles Davis, Duke Ellington, Bill Evans… C’est le choc. Il plonge dans l’univers enivrant de ces musiciens.
Un guitariste, avec lequel il sillonne la France lui enseigne l’harmonie et les techniques d’improvisation.
Dans les années 90, il participe à de nombreux projets (concerts et disques) avec des musiciens européens ou américains (entre autres Paolo Fresu et Jim Pepper).
Parallèlement, il enseigne à l'institut Musical de Formation Professionnelle (Salon de Provence). Dans la salle où il dispense les cours de piano une batterie est montée en permanence, il apprend alors à en jouer en autodidacte. Et son attirance pour l’instrument est si forte qu’il monte rapidement des formations où il est batteur. En certaines occasions, il accompagne d’autres pianistes comme Alain Jean Marie, Michel Grailler, Siegfried Kessler ou encore le saxophoniste anglais Peter King.
A partir de la fin des années 90, il se rend régulièrement à New York, et va jusqu’à partager son temps entre les Etats-Unis et la France. L’envoûtante île chargée de musique se fait extrêmement accueillante. Les gigs, sessions et jam-sessions lui permettent de pratiquer et renforcer son art et sa connaissance de la culture américaine au contact de musiciens tels que James Cammack, Ari Hoenig, François Moutin, Essiet Essiet….
De retour en France, Gérard de Haro lui propose d’enregistrer son premier album en piano solo Vents et Marées (La Buissonne / Harmonia Mundi, 2003). Ce disque est très bien accueilli par la presse spécialisée et connaît un franc succès en Europe et en Asie.
Il crée ensuite le groupe Transition avec François Gallix, Gaël Horellou, Yoann Serra et Clara Simonoviez. Après une série de concerts, le quintet devient un septet, intégrant des arrangements pour 2 saxophones, 3 voix, contrebasse, batterie, piano.
En 2007, il enregistre Crossing life and strings (La Buissonne / Harmonia Mundi) avec Jean-Jacques Avenel, Riccardo Del Fra, Barre Phillips, Steve Swallow et le quatuor Opus 33. En 2008 il tourne avec le quartet de Gaël Horellou avec qui il enregistre l'album"Pour la terre" live au Sunside en compagnie de François Gallix et de Ari Hoenig.